Écrire, c'est laisser pousser la plante (début)

Mis à jour : mars 29


Écrire, ça pique. Mais avant, ça pousse. Quelque chose doit sortir. Et dès qu'on y prête attention, cette chose-là croit. Vite ou lentement, ça dépend de chacun. Il n'y a pas de rythme idéal pour écrire.


Pour éviter le chiendent, planter un tuteur. Ça peut être un titre, un personnage, une période historique, une simple et belle idée — et si ?... L'important, c'est qu'il marque déjà un début et une fin. Le terre et le ciel. Il grandira avec la plante. Ecrire pas à pas, pousse après feuille, et fleur à la fin.


Bien sûr, ne pas s'écarter du tuteur, c'est prendre le risque d'être sec, du bois mort. Donc, s'autoriser des caramboles et des arabesques, des surgeons et des branchettes, sans jamais perdre la souche. Quand on est prêt de la perdre, ça se sent, c'est prêt à tomber, ça fait poids, ça penche. Chacun peut sentir ça car chacun a déjà été lourd au moins une fois dans sa vie. Alors se figer pour éviter la chute : le hors-sujet a toujours à voir avec l'abîme. Oui, trop de poids abime. Alors revenir en arrière et rogner. Pas trop. Là aussi, ça se sent. Dès qu'on a mal, arrêter de tailler : il y a toujours un peu de soi quand on écrit. Mais pas trop. On ne va tout de même pas se ronger les oncles jusqu'au sang ni se couper la main. Par contre, vous verrez, quand on a mis le bras dans l'engrenage...


Ensuite, il est question d'arrosage, d'ensoleillement, d'entretien, d'élagage, d'épanouissement et de mise en pot. Mais avant ça a poussé. Comment ? A voir une prochaine fois.


#écriture #coaching

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