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Être (ou ne pas être) directeur éditorial...

En contribuant à créer avec d'autres auteurs et quelques proches la maison d'édition associative Bougainvillier éditions, je ne pensais sincèrement pas me me retrouver à "jouer" les directeurs éditoriaux ! Et pourtant...


Comme dans l'association, je suis celui qui lit les courriers électroniques et y répond, je suis donc le premier à découvrir les manuscrits que des auteurs nous envoient.


Ou plutôt des extraits de manuscrits car c'est peut-être une originalité de Bougainvillier éditions, qui se veut "maisons d'auteurs et d'actions" : nous demandons aux auteurs qui nous écrivent de nous fournir un résumé de leur oeuvre, d'en fournir quelques pages, et surtout de nous dire quelles médiations ils imaginent entre leur livre à venir et les lecteurs (et les non lecteurs). Une fois sur deux, ce document manque dans les mails...


Si la proposition envoyée d'entre dans aucune de nos quatre collections, ou bien si vraiment ce que je lis présente des défauts objectifs (sujet, structure, style, orthographe, etc.), je ne le soumets pas au comité de lecture. Sinon, j'inscris le manuscrit au plus prochain comité; à ce jour, en un peu plus d'un an, nous en avons fait quatre.


Et donc, une fois que le comité a fait ses choix (entre un et deux livres par cession), je suis donc aussi celui qui retravaille le manuscrit s'il en a un besoin, ou bien qui le met en forme. De ce point de vue, mes deux dernière expériences de direction éditoriale ont été très différentes et chacune a été très enrichissantes.





Pour "Partir", recueil de portraits du monde du journaliste et auteur Marc Nouaux (à paraître mi-mai 2024), j'ai plutôt été dans le détail, traquant les répétitions, les moments qui manquaient de clarté ou de précision, les problèmes de concordance des temps, ou encore quelques longueurs. Travail d'orfèvre ou de brodeuse, de petits yeux et de petites mains en tout cas, au service de l'oeuvre à défendre.


Pour "Bûchette et l'arbre magique", le premier album jeunesse illustré (et musical!) à paraître, début juin prochain, dans la collection "en boutures" de Bougainvillier éditions, mon travail est très différent. J'organise en fait celui des trois "acteurs" majeurs du livre, Isabelle Georges qui l'a écrit, Philippe Deschaux qui l'a illustré, et Florian Gracy, graphiste qui doit le mettre en page. Entre eux, mon rôle est d'optimiser, questionner, secouer un peu parfois, et surtout de pousser à la réalisation du plus bel album possible en fonction de contraintes très fortes (techniques, financières, etc.)





Pour "Partir" comme pour "Bûchette...", la relation humaine prime, entre écoute, échange et parfois force de persuasion. C'est cette "humanité" du travail de direction éditoriale qui me plaît, d'autant qu'elle entre en résonance avec le goût pour les histoires humaines, à la fois simples et riches, qui est au coeur de la ligne éditoriale de Bougainvillier éditions.


Ce "coeur" bat je crois entre les pages de "Blanche, 4 fois 20 ans en 2020", mon premier roman, qui vient de se refaire une beauté côté packaging. Mais, promis, je vous en reparlerai...





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